Quels avantages à ne pas imposer de prescription, même (et surtout pas) à une jeune femme ?

Certains souhaiteraient que soit imposée une prescription médicale à toute jeune femme désirant essayer une pilule. Nous pensons qu’au delà des problèmes de traçabilité, ce n’est pas une bonne idée.

Une pilule avec un bon profil de risque

Les examens gynécologiques réalisés lors de la consultation visent à repérer certaines pathologies particulièrement rares. C’est pourquoi l’HAS ne recommande ces dépistages qu’à partir de 25 ans. 

D’abord échanger avec la jeune femme

Ce qui est important, c’est d’échanger avec la femme qui souhaite cette contraception, échanger autour de ses antécédents notamment. Un examen gynécologique n’est absolument pas nécessaire et il n’est pas recommandé de procéder à des examens intimes, destinés à dépister un cancer ou une maladie sexuellement transmissible, chez une femme de moins de 25 ans, sans symptôme, qui veut essayer une pilule.

Si cette première pilule ne lui convient pas, elle pourra aller chez un médecin ou une sage-femme pour en parler et choisir une autre pilule ou une autre méthode contraceptive. Il faut avoir essayé une pilule pour voir si elle convient ou pas.

Faire confiance aux femmes

Mettre un obstacle sans lien avec la demande ne permet pas non plus de lutter contre les infections sexuellement transmissibles. Il vaut beaucoup mieux faire confiance aux femmes.