Quels impacts sur les recommandations de suivi et les examens ?

Frottis : les recommandations

La Haute Autorité de Santé édite des recommandations selon lesquelles un frottis doit être réalisé tous les 3 ans seulement. Et elle recommande de réaliser ces frottis à partir de 25 ans uniquement. Rien qui ne justifie un examen gynécologique tous les 6 mois dès le début de la vie sexuelle. Or, un examen systématique est encore trop souvent imposé aux jeunes femmes, à l’occasion du renouvellement de leur ordonnance de pilule.

Rappeler les recommandations de dépistage

La dispensation par le pharmacien de la pilule sans ordonnance peut être l’occasion de faire le point sur ces recommandations. 

En effet, aujourd’hui 50% des femmes sont peu ou pas dépistées. La pilule sans ordonnance peut être une occasion supplémentaire d’informer les femmes sur les recommandations de dépistage (cancer, infection sexuellement transmissible).

Des analyses de sang non recommandées

L’OMS indique qu’on peut en général utiliser les pilules progestatives chez les femmes ayant un taux élevé de graisse dans le sang (dyslipidémie). Elle précise qu’il n’est pas opportun de procéder à un dépistage systématique de ces pathologies compte tenu de leur rareté et du coût élevé du dépistage. Autrement dit, il n’est pas nécessaire de faire une analyse de sang pour cette pilule.

Etre actrice de sa santé

Faire de chaque femme une véritable actrice de sa santé, échanger régulièrement avec elles sur sa contraception et son suivi médical, lui expliquer à quel moment et pourquoi ces examens sont nécessaires et l’orienter si besoin vers un autre professionnel du réseau de soin sont essentiels pour améliorer le suivi médical et la promotion des recommandations sur le dépistage.