N’est ce pas une perte de chance de dépistage de maladies?

La prescription d’une pilule peut sembler un moyen pratique de procéder au dépistage de maladies potentiellement graves.

Or, on vérifie rarement la présence d’allergie au latex à une personne qui achète des préservatifs. On ne demande pas un test de grossesse négatif à une femme qui achète de l’ibuprofène. Aucun prélèvement sanguin n’est demandé à celle qui achète du paracétamol pour vérifier l’état de son foie ou de ses reins. On leur pose des questions, on les informe et on leur fait confiance.

Des questions et des examens de dépistage sans lien avec la prescription de pilule

Connaître les habitudes, les pratiques, les préférences sexuelles de la femme n’a pas de justification clinique pour prescrire la pilule progestative. Examiner les seins ou le col de l’utérus non plus.

Cesser le chantage et l’infantilisation des femmes

La pilule ne doit pas être un outil de chantage ou d’infantilisation pour obliger les femmes à faire des examens qui n’ont rien à voir avec.

Or aujourd’hui, le profil de risque de la pilule progestative montre qu’un simple échange, par questionnaire, peu suffire. Le pharmacien est en mesure d’échanger avec les femmes et les patients sur leur suivi médical.

C’est ainsi la raison pour laquelle nous publions cette lettre ouverte.